Au château de ma mémoire, les fantômes

Surgissent sans cesse, hurlant dans mon esprit

Les blessures, combats, cicatrices au dôme

D’un mal sourd quotidien qui s’étend dans leurs cris.

 

Car les souvenirs, feu impossible à éteindre,

Il en reste toujours une braise et parfois

Un grand brasier intense. Et nul droit de se plaindre,

Quand s’écoule en silence le sang d’autrefois.

 

Puis on se croit guéri mais toujours ils reviennent

Ses fantômes d’un passé qu’on veut ensevelir

Au plus profond de l’inconscient… ils ne deviennent

Jamais de simples remords. Non. Ils font pâlir

 

Longtemps après même …on rêve de guérison

En sachant immortels ces fantômes qui hantent

Jours et nuits corps et âme… Ici est leur maison

Et nous ne pouvons la quitter…alors ils chantent…