blog littéraire

Brûle ce manuscrit

Enfant que tu étais, tu as voulu coucher

Noir sur blanc tous tes cris, toute joie, toute peine

Dans ce petit journal. Tu ne peux t’empêcher

De relire ces pages. Tes désirs, ta haine

 

Maintenant tout remonte, alors tu te revois

En train de rire ou de pleurer. La nostalgie

S’empare alors de toi. Cela ne se prévoit

Jamais quand on écrit. Un besoin, une envie,

 

On couche sur la feuille toutes les émotions

Qui traversent notre âme. Et puis, un jour, on trouve

Ces écrits de jadis. Avec délectation

On parcourt chaque mot. Chaque phrase nous prouve

 

Que la mémoire est bonne, et un seul souvenir

Fait rejaillir l’émoi ; joie, tristesse, colère,

Comme un vieux vague à l’âme, on sent tout revenir.

Mais à quoi sert tout ça ? Repenser aux galères ?

 

Pleurer sur un jadis ? Raviver une flamme ?

Hier est déjà loin, oui, ce passé est mort.

Brûle ce manuscrit : il blessera ton âme

Ton présent qui t’attend, est vide de remords.

Posté par vickie plume à 13:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


point de suspension

L’avenir : inconnu en point de suspension…

On ne sait où l’on va, on marche sur la route

Qui nous mène en ailleurs, point d’interrogation

Que l’on rejoint ravi ou bien que l’on redoute…

 

Pour avancer serein, mieux vaut rester confiant

En ce futur qui s’offre à nous masqué du loup

Que la vie revêt quand elle se veut défiant

Les lois de l’habitude : soudain elle joue

 

Abattant une carte qu’on n’attendait pas

Dans un coup de poker qui vient alors surprendre

Au détour du chemin un présent au trépas.

Mais point de suspension des décisions à prendre :

 

L’avenir n’attend pas, il nous attend au loin.

A nous de le rejoindre, éclairés dans nos choix,

Afin qu’il irradie et cajole avec soin

Nos destins. Attention : notre sort nous échoit.

Posté par vickie plume à 10:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

les reflets de la Lune

Les reflets de la Lune scintillaient dans les flots,

Recouvrant de douceur cette onde si paisible,

Et la sérénité baignait dans un halo

De lueurs miroitant sur les vagues visibles

 

Depuis l’appartement où elle se tenait.

« Quel éclat, se dit-elle, quelle douce lumière ! ».

En son for intérieur, la vieille dame savait

Que l’astre écoutait tout : les secrets, les prières,

 

Les sanglots, les douleurs, le plus infime espoir.

Quand le jour s’endormait, les songes prenaient place

Dans les bras de la nuit, et montaient dans le noir,

Jusqu’à l’astre luisant. Ils arrivaient en masse

 

Jusqu’à la Lune-mère. Dans ses rayons d’argent,

Ils venaient se jeter, cherchant la confidente,

Priant sa protection, d’émotion la chargeant,

Quand au cœur de l’obscur, elle brillait, confiante,

 

Sereine et attentive. Elle était le témoin

De chaque acte produit, de chacun de nos rêves.

Elle connaissait tout, ne savait rien de moins

Que n’en sait l’inconscient. Elle écoutait sans trêve,

 

Durant toute la nuit, et ne se reposait

Qu’au lever de son frère. En reflets d’espérance

Elle berçait le monde et toujours se taisait,

Bienveillante déesse qui de par son silence

 

Tentait de comprendre, s’abstenant de juger.

Et ses reflets, ce soir, étaient si apaisants !

Elle ferma les yeux, et cessa de bouger.

Son âme rejoignit cet astre si luisant.

 

 

Posté par vickie plume à 17:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

un tatouage inquiétant

Erika était assise au bar, les jambes croisées sur le grand tabouret, robe noire trop courte et trop décolletée à son âge, un verre de whisky à la main, et ,la tête en arrière, faisant voler ses boucles blondes, elle riait à gorge déployée aux compliments intéressés de l’homme qui la draguait ce soir et dont le regard quitta le visage d’Erika pour descendre plus au sud et s’arrêter à sa poitrine.

« - C’est quoi ton tatouage ? Je peux voir ? », demanda-t-il, une main sur la taille d’Erika, l’autre écartant déjà le large décolleté, ses lèvres prêtes à plonger dans le cou de la belle qui ne semblait pas s’offusquer de cette initiative.

Alors qu’il s’apprêtait à l’embrasser, son regard se posa sur l’œuvre qui se cachait au contour de son sein droit et venait se terminer en dessous de la gorge : Enveloppée dans une longue cape noire, un visage squelettique encapuchonné le regardait de ses yeux noirs en souriant et brandissant une faux.

Le prétendant eut malgré lui un geste de recul, lâchant aussitôt la taille et le décolleté de la demoiselle.

« - Qu’est-ce qui te prend ?, lui demanda celle-ci, étonnée et frustrée d’être interrompue dans ces prémices de parade amoureuse.

-          Plutôt flippant ton tatouage !

-          Tu trouves ?, se moqua cette dernière en riant.

-          Oui je trouve, d’autant plus sur le corps d’une femme ! Ce sont les hommes d’habitude qui portent ce genre de tatouages.

-          Ah bon ? Alors il n’y a que les hommes qui philosophent d’après toi ?

-          Qui philosophent ?, répéta-t-t-il, sans comprendre.

-          Qui philosophent oui, parfaitement !, assura-t-elle. Tout tatouage est symbolique pour une personne. Il représente toujours quelque chose pour celui ou celle qui le porte. Sais-tu quelle signification a celui-ci pour moi ? ».

L’homme secoua la tête de gauche à droite en signe de dénégation.

« - La mort !

-          Oui, ça je l’avais deviné !, s’esclaffa-t-il.

-          Non, tu ne comprends pas. Je veux dire la Mort, la mort et son pouvoir, la mort et sa puissance, la seule ici-bas à décider d’un destin, de sa poursuite ou de sa fin, de la date et de la façon dont il va se terminer. Personne ne peut  prédire de ses décisions. Elle se montre souvent injuste, parfois cruelle, c’est pourquoi la plupart des gens la craignent. Mais pas moi. C’est ma sœur, nous sommes pareilles, je suis comme elle….

-          D’accord…Je crois que tu as bu quelques verres de trop ce soir…., avança-t-il tout en lui retirant son verre de la main.

-          Touche pas à ça !, hurla-t-elle alors en reprenant son whisky d’un geste énergique.

-          Très bien…fais comme tu veux….mais je vais te laisser ma jolie, il sa fait tard, je vais rentrer.

-          Tard ?, répéta-t-elle incrédule en regardant sa montre. Tu plaisantes ? Il est à peine minuit !, s’offusqua l’aguicheuse, déçue.

-          Je sais, mais je devrais être rentré depuis longtemps, ma femme m’attend : je ne suis pas censé être là.

-          Ta femme ? Elle t’attend, tu crois, à minuit ? Moi à mon avis ça fait un bon moment qu’elle roupille ta gonzesse. Tu te feras engueuler demain c’est sûr mais là, tu n’es pas à une heure près ! Raccompagne-moi chez moi d’abord ! Ce serait plus prudent…tu ne laisserais quand même pas une femme seule, et ivre, d’après toi, rentrer chez elle toute seule à une heure aussi tardive…. »

 

Elle s’était rapprochée de lui en parlant et l’enlaçait à présent, le bras droit autour de son cou, la main gauche posée sur son torse, appuyée contre lui de manière à ne pas chanceler, souriante et silencieuse, attendant la réponse de ce prétendant d’un soir qu’elle ne comptait pas laisser filer.

Ce dernier passa son bras autour de sa taille pour la soutenir et l’observa un instant. Elle était ivre morte, désirable, malgré tout, il l’avouait, mais elle ne l’intéressait plus. Les conneries qu’elle venait de débiter l’avaient ramené, lui, à la raison. Sa femme ne méritait pas ça. Surtout pas avec cette femme là. C’était trop glauque, trop facile. Mais c’est vrai qu’il ne pouvait pas la laisser seule dans cet endroit, dans cet état, et à cette heure là. C’était trop dangereux pour elle.

« D’accord, allez, tu as gagné, je te ramène chez toi. ».

Elle sourit, parvint à se remettre debout au prix d’un effort d’équilibre considérable, prit la main de son chevalier servant dans la sienne et l’entraîna jusqu’au parking de l’établissement.

«  C’est laquelle ta caisse ?, se renseigna-t-elle ?

-          Celle-ci, répondit-il en désignant une BM blanche.

-          Wahou ! ça a l’air d’aller pas mal pour toi ! Une BMW, dis donc ! La classe ! ».

Il ignora l‘ironie des compliments et l’aida silencieusement à s’installer sur le siège passager. Il attacha sa ceinture, puis prit place au volant.

Elle luttait pour ne pas s’endormir, bercée par le roulement du bolide, mais elle l’observait néanmoins du coin de l’œil.

« - Des enfants ?, lui demanda-t-elle en baillant.

-          Oui, trois, répondit-il sobrement.

-          Qu’est-ce que tu foutais dans ce bar ? Je veux dire, t’as une femme, trois gosses, une belle bagnole, j’imagine que tu habites dans un quartier pas dégueulasse type banlieue bourgeoise, ça a l’air d’aller pas mal pour toi ! Alors qu’est-ce que tu es venu foutre dans ce taudis ce soir ? J’comprends pas !

-          J’en sais rien, avoua-t-il au bout de quelques secondes de réflexions. Nous nous sommes disputés tout à l’heure avec Clara. J’avais pas envie de rester à la maison. Alors j’ai pris ma voiture et j’ai roulé, sans trop savoir où j’allais. Puis j’ai vu ce taudis, comme tu dis, et comme je ne bois jamais, j’ai vu envie de casser les habitudes pour une fois.

-          Et de te faire une nana au passage….

-          Ça m’a traversé l’idée oui, je le reconnais. Mais j’ai changé d’avis. Clara ne mérite pas ça. Alors je te raccompagne et je rentre.

-          Tu me raccompagnes et tu rentres ? Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Ne me dis pas que je ne te plais pas je ne te croirai pas !

-          Je te l’ai dit : j’ai changé d’avis, c’est tout.

-          On ne change pas d’avis comme ça ! Faut pas déconner ! Tu m’as draguée toute la soirée et maintenant tu me dis « je te raccompagne et je rentre ! » ! Non mais je rêve là !

-          Ecoute, j’ai changé d’avis c’est comme ça. Tu me plais, tu es très jolie, tu as beaucoup de charme, là n’est pas la question, mais je ne veux pas tromper ma femme, c’est tout. Alors oui, je te raccompagne et je rentre. C’est encore loin d’ailleurs ?

-          Non, répondit-elle, vexée et frustrée. D’ailleurs tu peux me déposer ici, je finirai à pieds.

-          Non je te ramène jusque chez toi, tu n’es pas en état et il est tard, je serai plus rassuré de te savoir chez toi quand je m’en irai.

-          Qu’est-ce t’en a foutre ! T’es pas mon père ! T’es pas mon mec non plus ! On ne se connaît même pas ! Pourquoi tu te prends la tête ? Je te dis de me déposer ici et que je finirai à pieds ! Alors arrête la voiture !

-          Mais enfin ça ne va pas ? On est en plein milieu des bois là !

-          Justement c’est parfait, répondit-elle, un sourire sournois au coin des lèvres.

-          Quoi ?

-          Arrête la voiture !

-          Non !

-          Arrête la voiture je te dis !

-          Non ! Pas ici !

-          Tu m’emmerdes ! Arrête cette putain de caisse et laisse-moi descendre ici !

-          Non mais t’es tarée ! Je ne vais te laisser là en pleine forêt, tu dérailles !

-          Arrête ton numéro de chevalier servant ! Comment tu crois que je rentre d’habitude ?

-          Ben je suppose que tu trouves toujours quelqu’un pour te ramener…., ironisa-t-il.

-          Arrête ta caisse ou je le fais avec le frein à main…., menaça-t-elle.

-          Oh et puis tu me fais chier ! Tu veux descendre ? Descends ! ça va bien maintenant ! Je veux te ramener chez toi pour ta sécurité, si tu t’en fous moi aussi après tout ! Allez vas-y- ! Descend ! Hurla-t-il, hors de lui, en pilant la voiture d’un coup de frein.

-          Je vais descendre oui…, répondit elle en susurrant presque, mais avant je veux une dernière chose….

-          Laquelle ?, répondit-il en soupirant, exaspéré.

-          Que tu m’embrasses.

-          Non ! Je t’ai déjà dit que je ne tromperai pas ma femme !

-          Oh mais ça va, embrasser, c’est pas tromper, détends toi !, répondit-elle en riant.

-          Si, embrasser, c’est tromper ! Allez maintenant, sors de ma voiture, dégage !

-          Comme tu voudras ! »

 

D’un geste, elle se détacha, se pencha vers lui, et avant qu’il ne put l’empêcher, l’attrapa par le cou et l’embrassa goulument. Du haut de son décolleté, le sourire de la mort s’élargit. Elle posa un instant la faux sur la poitrine d’Erika, le temps d’extraire son torse squelettique, reprit la faux  dans ses mains et la brandit. La tête de l’homme, impuissant, tomba à ses pieds, près des pédales.

Un sourire satisfait aux lèvres, Erika sortit de la voiture, referma la portière, et s’éloigna dans la pénombre.

 

 

Posté par vickie plume à 09:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

fragilité

Brèche au cœur de l’âme où s’engouffrent tous les maux

Emplissant de fatigue un corps qui n en peut plus :

Fragilité pesante, quand les autres, sans mots,

Avancent simplement lorsqu’il a autant plu

 

Dans leurs vies qu’au balcon de mes envies d’ailleurs,

De rêve ou même encore d’être une autre personne ?

Qui pourrait supporter de se voir ainsi : fleur

Déjà fanée avant que son heure ne sonne ?

 

Ou sont-ce ces croisades que d’autres pourtant

Affrontent chaque jour qui dans mon cœur deviennent

Cette enclume qui encre mon être au sol tant

Les combats furent durs ? Est-ce cette rengaine

 

Que me chante mon manque d’estime si profond ?

Pourquoi toujours faiblir au moindre vent qui tourne 

Quand les autres, debout, restent forts aux tréfonds

De leur propre tourmente ? Les tâches qu’on ajourne

 

Me regardent de haut et rient avec mépris

De me revoir encore allongée et si blême.

Fragilité qui gagne lorsque plus aucun cri

N arrive à soulager ce mal être qui sème

 

En moi ses graines d’abandon: je te déteste

Et rêve de t anéantir ! Mais je n ai pas la clé

Qui ouvrirait le coffre qui toujours se leste

Un peu plus d un peu rien, de l’émotivité

 

Qui vient gâcher encore un tout nouveau printemps,

Du doute qui m obsède en chacun de mes actes,

De la peur de mal faire, ou l encrage du temps

En plaies encor béantes,  et l’envie se rétracte

 

Comme l’escargot fuit vite pour se cacher.

Le corps n’est plus qu’un poids que chaque jour on traîne,

L’énergie disparaît et se troque en cachets,

Quand fragile, avec honte, en vain on se démène.

Posté par vickie plume à 17:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


La tour de verres

Cette tour de verres dressée devant toi,

Te contemple, épuisée. Combien dans cette pile

Disposés en quinconce, penchés et pantois

De se voir déjà vides ? Dis donc ! Ça défile !

 

Tu ne te rends plus compte et ne veux calculer

Les litres déjà bus. Ignorant jusqu’à l’heure

Tu ne veux plus rien d’autre que sentir couler

Ce liquide en ta gorge, évitant ta demeure

 

Où les tiens t’attendent. Ne les aimes – tu point

Assez pour réfréner ce désir si nuisible

Dans lequel tu te noies ? Tu restes dans ton coin

A pleurer sur ton sort cette peine indicible..

 

Et ta tour de verres observe ton néant.

Personne ne comprend du bonheur cette fuite

Car quand tu rentreras tu te croiras géant

Et tu exerceras ton pouvoir sur ta suite

 

Provoquant aussitôt l’inévitable fin

De toute joie chez l’autre… N as-tu donc conscience

Que tu peux partager autre que ton chagrin

Avec eux des moments de bonheur, d’insouciance ?

 

Comprends tu qu’à présent ceux qui jadis t aimaient

Té détestent et t’en veulent de briser leur vie,

Votre amour, leur foyer ? Tu leur réponds  « jamais »

Quand ils voudraient qu’un jour tu combattes l’envie

 

Et acceptes enfin une main pour t’aider.

Mais pour toi le problème vient de ta famille :

Qu’ont-ils donc ainsi tous à venir sermonner

Tes moindres faits et gestes ?  Pourquoi une béquille

 

Quand tout marche si bien ? Malade ? Toi ? Grand dieu !

Tu goûtes simplement à ce plaisir de boire

Quand tu es entre amis ! Il fait pleurer tes yeux

Quand tu es un peu triste, il soigne le déboire

 

Aussi oui c’est certain ! Et tu te sens plus fort

Quand tu as descendu un verre, une bouteille.

Tu te soignes déjà ! Pourquoi faire un effort

Et se priver de ça ? Tu oublies que la veille

 

Ils ont eu peur de toi. Tu oublies aisément

Ce que eux endurent chaque jour par ta faute…

Eux ils n’y sont pour rien mais ils paient constamment

Le prix de ton ego même sans fausse note

 

Ils sont ton dévidoir et doivent supporter

Les insultes, la honte et le pire peut-être

Ton je m’en foutisme quand ils t’ont expliqué

Tous ces actes commis et tu sembles paraître

 

Même presque amusé de ce qu’ils te relatent.

Et s’écoule l’alcool sans que rien ne te gêne

Hormis ces reproches quand leur colère éclate.

Tu préfères donc fuir, te noyer dans ta peine

 

Et ignorer ceux que tu blesses sans remord.

Tu chancelles quand ta tour de verres oscille

Rejoins donc les vivants !  Là tu es presque mort !

Ils t attendent encore. Prends garde à leur faucille. ...

Posté par vickie plume à 13:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le château hanté

Au château de ma mémoire, les fantômes

Surgissent sans cesse, hurlant dans mon esprit

Les blessures, combats, cicatrices au dôme

D’un mal sourd quotidien qui s’étend dans leurs cris.

 

Car les souvenirs, feu impossible à éteindre,

Il en reste toujours une braise et parfois

Un grand brasier intense. Et nul droit de se plaindre,

Quand s’écoule en silence le sang d’autrefois.

 

Puis on se croit guéri mais toujours ils reviennent

Ses fantômes d’un passé qu’on veut ensevelir

Au plus profond de l’inconscient… ils ne deviennent

Jamais de simples remords. Non. Ils font pâlir

 

Longtemps après même …on rêve de guérison

En sachant immortels ces fantômes qui hantent

Jours et nuits corps et âme… Ici est leur maison

Et nous ne pouvons la quitter…alors ils chantent…

Posté par vickie plume à 17:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le souhait obscur des Hommes

Il existait un monde qui s’appelait Terre,

Peuplé de différents animaux. Parmi eux,

L’Homme : le plus cruel, au sombre caractère.

Il rêvait de pouvoir et d’argent. Dangereux

 

Entre tous, il espérait conquérir le monde.

D’abord sur terre, puis sur l’eau et dans les airs.

Se croyant supérieur, il était juste immonde

Et tuait tous les êtres, y compris ses pairs,

 

Par cette insouciance qui le poussait à

Coloniser tout lieu. Sa grande intelligence

Ne créa que problèmes engendrant dégâts

Tels que bientôt la Terre ne fut que souffrance

 

Et bientôt chaque espèce s’éteint lentement,

Une à une, par sa faute. Et il n’eut bientôt

Plus assez à manger, il dût vivre autrement

Mais il était trop tard, et la Terre tantôt

 

Si belle et si féconde fut réduite à n’être

Qu’une femme souillée ne pouvant procréer.

Alors tel un Phoenix elle voulut renaître

Et terrassa l’Homme qui avait massacré

 

Chacun de ses enfants. Ainsi tourna le monde.

Sans plus d’espèce humaine. Il s’en porta bien mieux.

Le souhait obscur de l’Homme aura pris dans sa ronde

Sa vie et cette Terre qui a ouvert les yeux.

Posté par vickie plume à 23:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

conquérants de l'inutile

Oh conquérants de l’inutile ! Vous courrez

Sans cesse vainement après tant de chimères,

Vous tentez maladroitement de réparer

Des instants envolés dans votre histoire amère,

 

Vous bâtissez toujours en Espagne un château,

Tentant de conquérir ce qui existe en songe !

Oh conquérants de l’inutile ! Des bateaux

Vous inventez pour couvrir tous vos mensonges

 

Sans comprendre que tout cela ne sert à rien.

Le passé est parti, jamais on ne le change.

L’avenir n’est pas encor, la vérité veut bien

Se cacher un temps mais toujours elle s’arrange

 

Pour éclater…Oh conquérants de l’inutile

Vous perdez tant de temps ! Vivez dans le concret

Abandonnez les rêves, les remords qui rutilent

Soyez dans le présent, il est là le secret !

Posté par vickie plume à 17:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

essuie tes larmes

 

 

Essuie tes larmes va, avec le temps tu sais

Il viendra un jour où cette grande détresse

Te semblera si loin ! Essuie tes larmes c’est

Une peine éphémère. Retrouve donc liesse

 

Car il ne sert à rien de se lamenter sur

Un présent de passage, soufflé dans la seconde,

Poussé par l’avenir dont nul n’est jamais sûr.

Tu me réponds : « je sais,  je connais déjà l’onde

 

Ses inlassables remous, son courant sournois.

Le fleuve où chacun se débat n’est  jamais calme

Et moi je me noierai en ces eaux plusieurs fois. »

Mais tu sais la cascade coule en un lieu alme

 

Où l’on peut ressourcer l’énergie doucement.

Alors oui, c’est vrai,  le chemin est difficile.

Il y a des dangers après chaque tournant

Mais c’est face à l’épreuve et non dans le facile

 

Que chacun sort grandi, enrichi et plus fort !

Alors essuie tes larmes, tes yeux trop humides.

Affronte ton destin, allez, fais cet effort !

Je te promets qu’un jour tes désirs si timides

 

Se verront exaucés. Encore faudra t il

Accepter le combat, montrer de l’endurance,

Tu ne gagneras pas si tu vois dans l’exil

L’unique solution. Essuie tes larmes,  danse,

 

Il faut suivre le rythme, et sentir le tempo.

Essuie tes larmes,  joue, il te reste une chance

De gagner la partie. « Je n’ai jamais de pot ! »

Alors deviens stratège ! Prends le dé et lance !

 

 Invente les cartes dont tu auras besoin !

Bluffe-toi ! Va chercher cette énergie vitale

Tapie au fond de toi ! Et de toi prends donc soin

Un jour tu gagneras ! La fin n’est pas létale !

 

 

Posté par vickie plume à 14:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]