blog littéraire

14 décembre 2017

Le parapluie

Un parapluie pour deux dans cette sombre nuit
Qu ‘un seul rayon de lune vient éclairer à peine:
Le silence est entre eux, raisonne de ce bruit
Que font les mots trop lourds, lorsqu’ils tombent sans haine,

Mais avec ce trop plein que l on ressent parfois,
Ce mal imprononçable. Et la douleur muette
Martèle le pavé, rythme cet autrefois
Qu ils avaient partagé, et ce présent si bête

Qui vient les séparer. Tandis que leurs demains
Semblent flous pour l ‘instant, l’Amour pourtant, dans l ‘ombre
Et le silence, est là. En secret leurs deux mains
Aimeraient se rejoindre. Mais ces deux là font nombres

D’efforts en sens contraire. Et pourquoi? , direz vous.
Parce qu’ils s’aiment encore et en souffrent l un l autre…
Alors le parapluie leur offre un rendez vous. ..
Les gouttes de tristesse s ‘abattent en cohorte

Au dessus de leurs vies. Lentement, le pas lourd,
Ils avancent sans bruit. Ils marchent sans mot dire.
Chacun retient ses pleurs et sourit en retour.
L ‘amitié en promesse, ils ne sauraient maudire

Ces années partagées, leurs moments de bonheur,
Les grandes joies, leurs croix, même, qui les rapprochent.
Mais le temps est cruel et ne leur fait l’honneur
De poursuivre leur rêve. ..Quand leurs adieux approchent….

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10 décembre 2017

L'amour en fuite

 

 

La fée était belle, très élégante et rare :

Des cheveux miroitants, un visage si fin

Et délicat dans lequel ses yeux tels un phare

Attiraient les miens tout autant que sa main.

 

Cette main frêle et chaude qui s’échappait si vite

Dès lors qu’on l enserrait. « - comment t’appelles-tu ? »,

Lui demandai – je un jour. « Amour ! » rit-t-elle en sa fuite

Me laissant là rêveuse. .. "Attends ! Reviendras-tu  ?" 

 

L appelai-je un peu triste. « Tu me verras souvent ! »

M avait – elle affirmé en éclatant de rire.

La fée avait raison. Je la cherchai longtemps,

Je la trouvais parfois, j’admirais son sourire,

 

Mais l’espiègle toujours s’amusait à s’enfuir,

Se riant de ce jeu et narguent ma patience :

Avec elle inutile de vouloir se réjouir.

A peine devant vous, aussitôt l’impatience

 

Et la belle s’en va se cacher autre part.

Alors je me suis dit : " cesse donc cette course.

Tu dois lui faire peur. Elle te laisse à part. »

Et je me suis assise au bord de la grande ourse

 

Et j’attends à présent de la revoir enfin

Traverser l’univers en étoile filante

Pour s’approcher de moi dans sa course sans fin

Prendre ma main, rester : j’aime la fée volante !

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02 décembre 2017

La dame blanche

 

 

La dame blanche a froid dans son éternité

Peuplée de souvenirs si oppressants pour elle !

Chaque nuit elle pleure, intimant la pitié

A celui qui connaît ces remords qui harcèlent

 

L’esprit et ce jusqu’à l’empêcher de dormir

ou de se reposer. Parfois même il arrive

Qu’on perde la raison, qu’on ne puisse partir

Et gagner cet ailleurs…Alors elle dérive

 

Ainsi comme enchaînée à cette Terre dont

Elle ne reconnaît rien. Harassée par l’histoire

Horrible qu’elle vécut, sans trouver de pardon

Elle hante à présent les lieux de sa mémoire.

 

Dans sa peine, en sa haine, elle a froid et ses cris

Terrifient les terriens au détour de sa route.

Un fantôme ? Oh mon dieu ! Personne ne se dit

Qu’au fond ce n’est jamais qu’une femme  en déroute….

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25 novembre 2017

Il neige

Il neige…

 

Il neige sur ta route en flocons de détresse :

Tu te trouves embourbé au milieu de l’ennui

Attendant patiemment la main d’une déesse

Pour venir te sortir tendrement de ta nuit,

 

Déposer sur ton cœur un baiser tendre et chaud

Qu’il ferait fondre autour de toi la froide glace

Qui règne, qui t’enlise en cet univers faux

Où tu restes sans espoir et où tu dois faire face

 

A ce lot de pourquoi qui martèlement l’esprit

Lorsqu’il est harassé et lassé d’impossible.

Tu essaies de t’extirper du piège où tu es pris

Mais malgré tes efforts tout te reste impassible.

 

Alors tu perds tout courage et cesse le combat.

Pourtant, tu sais, derrière chaque tempête

Le calme revient toujours. Tu sais, la neige fondra

Les beaux jours reviendront. Alors lève la tête.

 

Attends, simplement et reste serein.

Moi, je te promets qu’un jour tous ces nuages

S’évaporeront pour laisser place au grand soleil demain.

Il brillera alors, éclairant ton passage

 

D’une lumière si vive et chaude que tu seras surpris

De t’apercevoir que oui, parfois il nous arrive

Un bonheur si intense qu’on n’en mesure le prix

Que sans craindre pourtant que cela ne dérive…

 

Vivre l’instant c’est là le secret. Comprends

Que tout est éphémère, attends juste, ou profite

De ce que ton ciel t’offre en présent

Car en vérité, on ne connaît jamais la suite…

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05 novembre 2017

la perfection n'est pas de ce monde

La perfection n’est pas de ce monde, on le sait.

Souvent il suffit d’un tout petit grain de sable

Pour venir enrayer un destin. On essaie

De comprendre pourquoi la poussière ineffable

 

Est venue s’immiscer dans la machine qui

Pourtant auparavant fonctionnait si bien, telle

Ces beaux automates qui bougent par magie,

Emerveillent l’enfant, sans moteur ni ficelle,

 

Jusqu’au jour où soudain, quand on tourne la clé,

Les rouages refusent de le mettre en marche.

On démonte et on cherche, on s’énerve, on veut jouer,

Pourtant rien n’y fera. A jamais sa démarche

 

Ne sera plus la même : ralentie au mieux ou

Carrément immobile, il bougera peut-être,

Mais plus comme jadis. Et puis un savant fou

Un jour le trouvera et lui permettra d’être,

 

Nul ne saura comment, à nouveau merveilleux

Dans sa démarche fluide. Et il en est de même

Pour les destins de soie. Les astres dans nos yeux

Se ternissent parfois quand le grain de sable aime

 

Venir s’y immiscer. Puis on devient inquiet :

Ralenti, immobile. A quand la résurgence

Des beaux jours ? De la joie ? Et pieds et poings liés

On attend simplement que quelqu’un, en urgence,

 

Vienne pour nous aider. Le coup de main, souvent

Vient pourtant d’un ailleurs que les yeux ne perçoivent.

Bonne étoile, ange ou Dieu ? Quelque chose ou quelqu’un

Agit en secret sans qu’on ne s’en aperçoive

 

Et la vie redevient jour après jour plus douce.

La perfection n’est pas de ce monde, on le sait.

Un petit grain de sable, ou bien un coup de pouce,

Tout ne dépend de nous, penses-y et essaie

 

De marcher en confiance. Un jour ça changera.

Reste calme, attends juste que tourne la roue,

Ça arrive toujours, sois patient. Tu verras :

Rien n’est jamais figé. Alors mets-toi debout !

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17 octobre 2017

Il y avait...

Il y avait…

 

Il y avait, il y avait :

 

Tout d’abord ta beauté, mon regard qui s’attarde,

Qui te cherche toujours, puis qui capte le tien,

Et des yeux qui se fuient, des contacts qu’on se garde

De créer, de nos mains, de nos joues, qu’on retient…

 

Il y avait, il y avait :

 

Une amitié naissante entre âmes qui s’apprennent

Au fil des jours, émues, de comprendre déjà

Cette autre, et nos rires qui envolaient ma peine,

Et ce secret surtout dont je parlais tout bas…

 

Il y a eu, il y a eu:

 

La claque magistrale à l’instant où se lève

Cette évidence que je ne voulais pas voir,

Lorsqu’enfin j’ai compris que plus que ton élève

J’étais ta soupirante et j’aimais sans pouvoir…

 

Il y avait, il y avait

 

Ensuite cette quête où chaque petit geste

Me rapprochait de toi. Une bise, et nos mains

Qui s’éffleurent, se rejoignent, le cœur qui se leste

De se contenter du peu et penser que demain

 

Il y aura, il y aura

 

Peut être ce silence face aux maux qu’on prononce,

Ton absence choisie, et cet arrêt possible

De tout lien entre nous…Faut-il que je renonce ?

Cette peur de te perdre, une issue impossible….

 

Il y a eu, il y a eu

 

Cette mise à distance et le poids du non-dit,

Mes vaines tentatives pour que tu ne t’éloignes,

Ton incompréhension face à mon interdit

Et mes sanglots muets de terreur qui empoigne…

 

Il y a eu, il y a eu:

 

Tant de temps qui défile, la course des années,

Un silence entre nous et mon cœur en chamade,

Mes larmes de détresse et ses souvenirs nés

De ces instants précieux, cette douce pommade…

 

Puis un jour, il y a eu

 

Enfin en toutes lettres l’aveu de l’amour

Que je t’avais porté, ma peur….puis ton sourire !

Il y a, il y a, ce secret de toujours

Entre nous et la joie d’avoir pu te le dire !

 

 

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08 octobre 2017

Monde à l'envers

Dans nos mondes allant vers l ardue quête de soi,

De rencontres en désillusions qui nous hantent,

D espoirs dérévés en perte de la foi

Nous traversons des flots de peurs sanguinolentes

 

Et des mers de pourquoi à chaque déception.

Est-ce moi ? Est-ce l autre ? Est-ce là la logique ?

Mais y en a-t-il une quand on parle passion 

Au-delà des espoirs d un bonheur chimérique ?

 

Et puis nous regardons ce monde sans comprendre :

L Homme serait il fou ? Ou bien sont ils à part ?

On questionne l humain : ses limites…à apprendre ?

Le loup garou en lui se taille belle part…

 

Où commence le monstre et où s’arrête l’homme ?

Et si, même un peu de pire dormait au fond de nous ?

Et s’il n était question de folie ou d’idiome ?

Si le monstre venait quand on est à genoux ?

 

Alors ? Et moi ? Et toi ? Et lui ? Et elle ? Des anges ?

N’oublie pas la part d ombre qui flotte en chacun.

Même ceux qui sourient veillés par leurs archanges

Affrontent leurs démons….crois bien qu’il n’est aucun

 

Individu ici vierge de tout noir…en chacun vit l’obscur.

Mais alors, la lumière ?  Oui chacun la recèle

Et peut la faire luire.  En plus ce n’est pas dur !

Il suffit d’un sourire, un brin d’Amour et telle

Une fleur qui éclot,  celui-ci se répand

En l’être de celui à qui on vient l offrir.

Tu vois,  c’est si facile : gentillesse qu’on tend

À l autre en un cadeau quand on le sait souffrir.

 

Alors dis moi pourquoi tout ce sang et ces larmes ?

Parce que la solitude et parfois un chemin

Qu'elle viendra troubler…Et celui qui n’a d’arme

Face à ce monde hostile et qui cherche une main

 

Peut rencontrer parfois la mauvaise personne

Ou la mauvaise idée…est-ce un monde à l envers ?

Non, peut être pas, mais dans lequel résonne

Une souffrance d êtres qui trouvent en leurs pairs

 

Un écho qu’ils ignorent. C'est pourquoi cette quête

Existentielle est si importante à nos yeux

Car pour ne pas se perdre il vaut mieux se connaître

Pour s accepter enfin et éloigner l odieux. …

 

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04 octobre 2017

Trou Noir

 Dans ta quête d’Amour, tu ne répands que vide…

Partout, autour de toi, on fuit à fond de train,

Puis le silence suit…Trou noir…Regard livide,

Tu constates, c’est triste, un désert qui t’étreint

 

D’une peur dont tu es la seule responsable.

Et se taire, parfois, vaut mieux que de parler…

Subir en solitude est plus digne et plus fiable

Que vouloir se livrer…Elle est partie…Fallait

 

Un peu plus contenir tes élans et tes larmes…

Tu es trop excessive et chaque fois tu crées

Cet espace infini quand tu déposes l’arme…

Tu sais, elle a raison : le passé est de craie.

 

L’effacer un instant, rester dans le présent :

Un si sage conseil d’une femme si douce,

Dorénavant perdue, évaporée avant

D’avoir pu la connaître…Oui, elle a eu la frousse…

 

Trou noir tu as été, trou noir tu resteras…

Quand ton monde trop sombre est uni à ton âme.

Alors fais couler l’encre : hurle ton désarroi

Dans le plus grand silence et ravale tes larmes.

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02 octobre 2017

Déraille (poésie libre)

 Écorchures, entailles,

Gravées en notre corps, germant à fleur de peau,

Comme pinces, tenailles,

Oppressant la raison quand affleurent les maux :

Elles  poussent, tiraillent

L’ esprit endolori quand lui manquent les mots.

Il frémit,  tressaille

Sous les coups du passé, quand de son grand chapeau

 

Sortent de leurs Combrailles

Ces chimères et dahus qui nous avaient tantôt

Étourdis. Un vitrail

Se dessine en nos yeux de souvenirs, photos

De mémoire qui raille

Devant cette souffrance contenue en bateau

De fortune… mais aie !

Quand tu le crois perdu…le voilà sur les flots

 

Qui revient, ravitaille

De vieilles émotions ces images….Des flots

De larmes qui cisaillent

Le noir de notre nuit d un flash de renouveau

De ces douleurs en braille

Que nul ne peut comprendre, autre que cet écho

Qui sait les fiançailles

De l amour et la mort que rencontre  l ego

 

Quand l âme aux funérailles

S accroche à toute vie, tout émoi,  tout propos

Qui chante en ce corail

D êtres humains cachés dans un monde où le beau

Est transformé au rail

Du train de la folie et du « j aurai ta peau »

Cruauté en ripaille

Quand le Homme s est perdu…. et tombent les châteaux.

 

 

 

 

 

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01 octobre 2017

Souvenirs (acrostiche)

Sais-tu tous ces tourments qui toujours nous rattrapent ?

 Ou connais-tu aussi ces instants poudrés d’or ?

Universels émois qui reviennent, qui happent,

Voyageurs qui, sans trêve, ennemis ou trésors,

Emergent de l’immense océan où fantômes

Ne se perdent jamais, mais où baignent candeur,

Intime, partage, où chaque femme, chaque homme

Ressurgit d’un passé, ramant avec ardeur

Sur l’ineffable écume, en portant ses arômes… 

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